
Le XIXe siècle a été celui de la mécanisation, le XXe celui de l'information, le XXIe sera celui où les hommes évoluerons grâce à leur capacité à s'organiser et à grandir par leur capacité à travailler (créer, agir) ensemble.
Cela passe par la capacité collective des organisations a mener les projets de transformation nécessaires.
L'évolution, à l'origine dans le monde purement physique (Darwin) se prolonge naturellement dans la connaissance (noosphère de Teilhard) pour continuer dans la systèmique et l'organisation (Jouxtel).
La sélection naturelle et son mécanisme lié au hasard (et parfois difficilement compréhensible) joue a tous les niveaux.
Nous sommes dans une compétition à plusieurs niveaux :
- au niveau individuel, chacun, outre son adaptation physique et sa connaissance, doit de plus en plus être "intégré" dans la société, être adapté au système
- au niveau des groupes d'individus (sociétés, entreprises, nations, communautés...) la lutte est constante et la sélection se fait et se fera sur la capacité à s'organiser pour permettre au groupe d'être plus efficace, plus performant, plus adapté à son environnement et à chaque individu de participer à cette performance pour "justifier" son utilité pour le groupe.
Cette intégration et cette participation n'impliquent pas, bien au contraire, homgénéïté ou uniformité. Les théories de l'évolution nous enseignent que la richesse et la survie sont dans la diversité. Il est donc primordial que les groupes (dans toutes les acceptations du terme) préservent et encouragent cette diversité, il en va de leur survie. Ainsi il est logique que les groupes trop petits ou trop coercitifs aient du mal à survivre, qu'un minimum de désordre ou de désorganisation soit un facteur favorable. A contrario, les grosses entités, si elles sont trop rigides (mais, heureusement pour elles, elles n'en ont généralement pas les moyens) ont des difficultés. Cependant, dans la plupart des cas, ces grosses organisations sont en fait un assemblage d'espaces de semi-liberté ce qui assure la diversité nécessaire (même si les managers ont tendance a vouloir imposer un aspect "normatif" généralement absent des structures de taille plus réduite). En d'autre termes, elles n'ont pas la volonté de mettre en oeuvre un arsenal coercitif et normatif à même d'étouffer la variabilité, c'est ce qui les sauve de la sclérose et de la disparition. Cet espace de liberté est parfois délibéré. En voici un exemple : chez Peugeot la 206 CC a d'abord été un prototype fait par un designer (il avait pour nom "20♥"), cette voiture a été largement vendue et imitée. Peugeot (comme les autres constructeurs automobile, et malgré sa position de "suiveur") offre à ses designers cet espace de liberté nécessaire à l'innovation.
Bibliographie (par ordre anti chronologique)
- Comment les systèmes pondent : Une introduction à la mémétique de Pascal Jouxtel et Jean-Michel Besnier
- Le phénomène humain de Pierre Teilhard de Chardin
- L'évolution des espèces de Charles Darwin
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