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Cette semaine deux bonnes nouvelles dans l'actualité, d'une part on s'aperçoit enfin (cf mon précédent post) qu'il faut avoir des informations sur la catégorisation des personnes (origine ethnique par exemple) pour pouvoir piloter et mesurer l'intégration. Peut-être va-t-on enfin savoir réellement ce qu'il en est ?
D'autre part, on commence à monter du doigt les organismes de crédit (notamment crédit à la consommation) et leur contribution à la crise. J'ai rencontré dans mon expérience professionnelle des organismes de crédit (que je n'identifierait pas) pour lesquels les personnes en contentieux étaient malgré tout des prospects, ils continuaient donc à envoyer des offres à des personnes déjà en difficultés. Cet acharnement à vouloir faire payer des personnes déjà endettées (et par ailleurs probablement fragilisées) à quelque chose d'indécent, c'est un exemple parfait des comportements de "prédateurs" déjà cités (voir aussi Michel Volle).
Ces organismes de crédit avec leurs messages marketing alléchants, leurs proximité avec la grande distribution ou les magasins spécialisés et en profitant de la naïveté des gens ont réussit à les rendre complétement dépendants. Il est incompréhensible que certains vivent uniquement à crédit. Cette forme de fuite en avant, entretenue par les messages marketing des prédateurs. Le crédit n'est a priori là que pour subvenir à un besoin ponctuel et limité dans le temps.
On peut facilement transposer ces propos à la vision globale et à la crise actuelle. La plus grande partie de notre modèle économique est basée sur l'hypothèse de la croissance perpétuelle. Dans ce point de vue, le crédit est une très bonne solution : la croissance (et éventuellement l'inflation) fera qu'il sera moins coûteux de rembourser demain que de payer comptant aujourd'hui (même en prenant en compte le taux d'intérêt). À partir de là, il est normal de vivre à crédit. Cependant, l'hypothèse de départ de ce modèle économique est fausse, la croissance infinie n'est pas possible l'espace est limité, les ressources aussi !
Cette fuite en avant, si elle tenait (et encore) lorsqu'il restait des espaces à conquérir et des ressources à exploiter, n'est plus applicable aujourd'hui.
Tous les économistes avec leurs théories simplificatrices et leurs doctrines nous ont bien enfumé !
Pour une fois un billet en rapport avec l'actualité (...et les conflits d'intérêt).
"A chacun de prendre ses responsabilités. Je prends les miennes. La saisine de la commission, facultative, était impossible dans les délais impartis. Les conditions de ma nomination sont régulières. Maintenant qu'on me laisse travailler !", dit François Pérol.
Cité par yahoo dans une dépêche Reuters
Comment, sur un sujet aussi sensible (je rappelle quand même que les épargnants qui on souscrit des actions Natixis lors de l'offre publique ont perdu 90 % de leur investissement) et médiatique, peut-on faire preuve d'une telle arrogance ? La situation "urgente" justifie tous les raccourcis possible et permet-elle de passer outre toutes les conciliations (ou compromissions) ?
On voit l'ensemble des hauts fonctionnaires se serrer les coudes et se soutenir les uns les autres. Je n'ai aucune opinion sur la compétence de Monsieur Pérol, mais il semble clair que sa nomination n'est pas l'aboutissement d'une démarche transparente et désintéressée (d'ailleurs le simple fait que François Pérol éprouve le besoin de se justifier en disant qu'il n'a pas sollicité ce poste en dit long sur son propre sentiment).
Si cette nomination n'était pas politiquement irréprochable et indiscutable (et indépendemment des compétences de Monsieur Pérol) il ne fallait pas la faire. Les cimetières sont pleins de gens indispensables et la république regorge de gens compétents...
Les fonctionnaires ne peuvent pas se permettre de l'"à peu près", ils doivent être irréprochables, entre l'à peu près et la république bananière il n'y a aucun espace. La France donne aujourd'hui une image de République bananière, la caste des hauts fonctionnaires avec sa consanguinité y est pour beaucoup.
À ce propos, je vous livre une réflexion sur ces hommes et femmes qui nous gouvernent : lors de leur entrée en fonction, il n'ont généralement pas de fortune personnelle importante, leur rémunération si elle est confortable (et c'est normal, ne serait-ce que pour être à l'abri de certaines tentations) n'est pas extraordinaire (disons de l'ordre de grandeur de 100 k€ par an pour faire simple), en tous cas largement inférieure à celles des patrons prédateurs, cependant ils finissent toujours leur carrière avec un patrimoine important, comment expliquer cela ?