dimanche 25 janvier 2009

Urbanisme et architecture, dans la ville et les systèmes d'information


En matière de systèmes d'informations, l'urbanisme a pour objectif de mettre de l'ordre de rendre les communications faciles, d'optimiser le fonctionnement, comme dans les villes. Le principe est toujours un peu le même, cher à Descartes, découper en éléments plus petits et faiblement couplés (voir l'article sur Copernic). On obtient ainsi des "briques" plus ou moins standardisées et réutilisables avec des fonctions bien définies.
Dans ses versions extrèmes, SOA peut aboutir à un découpage super modulaire de composants. Un collègue a une image pour cela : c'est comme si vous vouliez construire une ville avec les Algecos, on peut les empiler à l'infini... Et un jour quelqu'un arrive et demande un gymnase... Qu'à cela ne tienne, il suffit d'empiler beaucoup d'Algecos et de détruire les cloisons intérieures (à la tronçonneuse par exemple ;-), comme la photo).
Cette approche n'est déjà pas à 100% adaptée, si vous n'avez pas les bonnes briques (comme celles du décisionnel, ou celles correspondant à d'autres techniques que java pour Copernic par exemple) cela devient vite très difficile. En plus, si vous avez un existant la transition est délicate à gérer. Ici on peut reprendre l'analogie avec la ville, les ensembles homogènes comme Brasilia ou La Défense (parfaite illustration des idées de Le Corbusier sur les circulations avec la dalle piétonne et les véhicules en dessous) ont une cohérence propre mais au frontière, le lien avec le tissus urbain existant n'est pas terrible (à La Défense, Brasilia est dans le désert ;-), vous avez essayé de mettre des Algecos à Versailles, cela ne convient pas !

Pour l'informatique c'est pareil, il y a encore de nombreuses entreprises avec des systèmes "IBM" (370 ou 36), vous avez déjà regardé les écrans à la FNAC ou dans d'autres enseignes, c'est vieux mais ça marche, pourquoi le casser au nom d'une prétendue "modernité" ?

Les urbanistes "urbains" de la première moitié du siècle dernier avait une vision "idéaliste" et plutôt "cible" assez incompatible avec une transition en douceur, nos urbanistes informatiques actuels (du moins ceux de SOA et de Copernic) en sont encore à ce stade, il va falloir attendre quelques années avant qu'ils s'incrivent dans une dynamique compatible avec la réalité, malheureusement pour eux, l'informatique évolue plus vite que les villes... Arriveront-ils à rattraper ou à survivre ?

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