
Cette semaine deux bonnes nouvelles dans l'actualité, d'une part on s'aperçoit enfin (cf mon précédent post) qu'il faut avoir des informations sur la catégorisation des personnes (origine ethnique par exemple) pour pouvoir piloter et mesurer l'intégration. Peut-être va-t-on enfin savoir réellement ce qu'il en est ?
D'autre part, on commence à monter du doigt les organismes de crédit (notamment crédit à la consommation) et leur contribution à la crise. J'ai rencontré dans mon expérience professionnelle des organismes de crédit (que je n'identifierait pas) pour lesquels les personnes en contentieux étaient malgré tout des prospects, ils continuaient donc à envoyer des offres à des personnes déjà en difficultés. Cet acharnement à vouloir faire payer des personnes déjà endettées (et par ailleurs probablement fragilisées) à quelque chose d'indécent, c'est un exemple parfait des comportements de "prédateurs" déjà cités (voir aussi Michel Volle).
Ces organismes de crédit avec leurs messages marketing alléchants, leurs proximité avec la grande distribution ou les magasins spécialisés et en profitant de la naïveté des gens ont réussit à les rendre complétement dépendants. Il est incompréhensible que certains vivent uniquement à crédit. Cette forme de fuite en avant, entretenue par les messages marketing des prédateurs. Le crédit n'est a priori là que pour subvenir à un besoin ponctuel et limité dans le temps.
On peut facilement transposer ces propos à la vision globale et à la crise actuelle. La plus grande partie de notre modèle économique est basée sur l'hypothèse de la croissance perpétuelle. Dans ce point de vue, le crédit est une très bonne solution : la croissance (et éventuellement l'inflation) fera qu'il sera moins coûteux de rembourser demain que de payer comptant aujourd'hui (même en prenant en compte le taux d'intérêt). À partir de là, il est normal de vivre à crédit. Cependant, l'hypothèse de départ de ce modèle économique est fausse, la croissance infinie n'est pas possible l'espace est limité, les ressources aussi !
Cette fuite en avant, si elle tenait (et encore) lorsqu'il restait des espaces à conquérir et des ressources à exploiter, n'est plus applicable aujourd'hui.
Tous les économistes avec leurs théories simplificatrices et leurs doctrines nous ont bien enfumé !
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